Tuesday, January 15, 2008
C'est toi qui est à gerber sale porc avec tes délires morbides.
D'où tu te permets de juger ma légitimité à être féministe ?
C'est par misogynie qu'on relègue depuis des siècles les femmes et leur sexualité au domaine du privé, du tabou, du secret, du caché, du honteux. J'en parle et je le montre et je t'emmerde.
C'est par misogynie qu'on considère qu'une femme est plus respectable si elle se suicide après un viol que si elle s'en sort. C'est la misogynie qui fait qu'on lui intime de ne jamais s'en remettre, et qu'on ne la croit pas si elle en parle sans culpabilité. J'en parle et j'y survis et je t'emmerde.
C'est toi qui n'a pas ton mot à dire sur le féminisme. T'as aucune idée des fondements théoriques et politiques sur lesquels je fonde mes choix. Les vraies féministes savent que tant que le sexe restera aux marges de la ville, aux marges du discours et du langage, aux marges du cinéma et de la littérature, les femmes resteront opprimées. La sexualité des femmes restera invisible et impensable, les désirs des femmes resteront ignorés, jamais pris en considération, toujours relégués au second plan. La sexualité des hommes restera un instinct coupable dont l'assouvissement passe trop souvent par la violence, parce qu'elle a été trop longtemps réprimée ou associée à la négativité. La sexualité des minorités sexuelles restera dangereuse, car l'accès à une information précise et adéquate sur la contraception et la protection des MST nécessite qu'on prenne en compte leurs pratiques et leurs désirs pour mieux cibler l'information et la prévention. Lorsqu'une femme parle de sa sexualité ouvertement, lorsqu'une femme exprime ses désirs, est sujet sexuel et non objet sexuel, elle fait un acte de contestation. Elle refuse de mettre ses désirs sous silence et d'attendre bien gentiment qu'on lui laisse la parole. Elle la prend. Lorsqu'une travailleuse du sexe sort le jour, hors des espaces géographiques et temporels marginaux auxquels elle est cantonnée (bois, nuit...), lorsqu'elle s'exprime sur son travail, elle proteste. Et la preuve que ces actes sont des actes de contestation, c'est qu'ils sont réprimés avec une violence terrible. C'est qu'ils sont intolérables, insupportables pour les hommes. Lis King-Kong Théorie de Virginie Despentes, lis Public Sex de Pat Califia.
C'est toi le malade mental, avec tes menaces de mort à la con. Pendant que tu pètes les plombs et que tu fantasmes devant ton écran, moi je vis. Y a que toi qui ne parle que de cul dans cette histoire. C'est pourtant loin d'être ma seule activité. Y a que toi qui es obsédé par ma vie sexuelle.
Moi, j'ai pas de problème avec ça, et je suis beaucoup plus que ça. Je suis en train de traduire un livre, qui va être publié en français pour la première fois. J'ai participé à l'organisation d'un festival de cinéma qui a eu lieu le week-end dernier. Je poursuis mes études. Je fais partie d'une association transpédégouine féministe. Je regarde des tas de films et je lis des tas de livres.
Et je dors, je danse, je mange, je chante, je ris, je vis. Et je baise. Et je t'emmerde.
Va passer tes nerfs ailleurs. Puisqu'apparemment la menace c'est ton langage, je vais en user, même si je suis un peu plus subtile que toi. Tu te rends pas compte que tes propos racistes et tes menaces de mort ça relève pas de la liberté d'expression mais du délit. Et qu'Internet c'est pas une zone de non-droit, où on fait ce qu'on veut sous couvert d'anonymat. Alors si tu continues ton petit jeu, sois conscient que j'ai la loi de mon côté.
(désolée de répondre publiqement à un commentaire qui n'est pas publié, il se trouve que mes devoirs de modératrice m'interdisent de laisser sur un site dont je suis légalement responsable des propos illégaux. il se trouve également que le petit malin en question ne m'a pas laissé de moyen de le contacter personnellement et son anonymat ne me laisse donc pas d'autre endroit où lui répondre. je vous conseille quand même les deux ouvrages cités qui, chacun à leur manière et sur des tas de sujets, disent combien Sex is Politics)
D'où tu te permets de juger ma légitimité à être féministe ?
C'est par misogynie qu'on relègue depuis des siècles les femmes et leur sexualité au domaine du privé, du tabou, du secret, du caché, du honteux. J'en parle et je le montre et je t'emmerde.
C'est par misogynie qu'on considère qu'une femme est plus respectable si elle se suicide après un viol que si elle s'en sort. C'est la misogynie qui fait qu'on lui intime de ne jamais s'en remettre, et qu'on ne la croit pas si elle en parle sans culpabilité. J'en parle et j'y survis et je t'emmerde.
C'est toi qui n'a pas ton mot à dire sur le féminisme. T'as aucune idée des fondements théoriques et politiques sur lesquels je fonde mes choix. Les vraies féministes savent que tant que le sexe restera aux marges de la ville, aux marges du discours et du langage, aux marges du cinéma et de la littérature, les femmes resteront opprimées. La sexualité des femmes restera invisible et impensable, les désirs des femmes resteront ignorés, jamais pris en considération, toujours relégués au second plan. La sexualité des hommes restera un instinct coupable dont l'assouvissement passe trop souvent par la violence, parce qu'elle a été trop longtemps réprimée ou associée à la négativité. La sexualité des minorités sexuelles restera dangereuse, car l'accès à une information précise et adéquate sur la contraception et la protection des MST nécessite qu'on prenne en compte leurs pratiques et leurs désirs pour mieux cibler l'information et la prévention. Lorsqu'une femme parle de sa sexualité ouvertement, lorsqu'une femme exprime ses désirs, est sujet sexuel et non objet sexuel, elle fait un acte de contestation. Elle refuse de mettre ses désirs sous silence et d'attendre bien gentiment qu'on lui laisse la parole. Elle la prend. Lorsqu'une travailleuse du sexe sort le jour, hors des espaces géographiques et temporels marginaux auxquels elle est cantonnée (bois, nuit...), lorsqu'elle s'exprime sur son travail, elle proteste. Et la preuve que ces actes sont des actes de contestation, c'est qu'ils sont réprimés avec une violence terrible. C'est qu'ils sont intolérables, insupportables pour les hommes. Lis King-Kong Théorie de Virginie Despentes, lis Public Sex de Pat Califia.
C'est toi le malade mental, avec tes menaces de mort à la con. Pendant que tu pètes les plombs et que tu fantasmes devant ton écran, moi je vis. Y a que toi qui ne parle que de cul dans cette histoire. C'est pourtant loin d'être ma seule activité. Y a que toi qui es obsédé par ma vie sexuelle.
Moi, j'ai pas de problème avec ça, et je suis beaucoup plus que ça. Je suis en train de traduire un livre, qui va être publié en français pour la première fois. J'ai participé à l'organisation d'un festival de cinéma qui a eu lieu le week-end dernier. Je poursuis mes études. Je fais partie d'une association transpédégouine féministe. Je regarde des tas de films et je lis des tas de livres.
Et je dors, je danse, je mange, je chante, je ris, je vis. Et je baise. Et je t'emmerde.
Va passer tes nerfs ailleurs. Puisqu'apparemment la menace c'est ton langage, je vais en user, même si je suis un peu plus subtile que toi. Tu te rends pas compte que tes propos racistes et tes menaces de mort ça relève pas de la liberté d'expression mais du délit. Et qu'Internet c'est pas une zone de non-droit, où on fait ce qu'on veut sous couvert d'anonymat. Alors si tu continues ton petit jeu, sois conscient que j'ai la loi de mon côté.
(désolée de répondre publiqement à un commentaire qui n'est pas publié, il se trouve que mes devoirs de modératrice m'interdisent de laisser sur un site dont je suis légalement responsable des propos illégaux. il se trouve également que le petit malin en question ne m'a pas laissé de moyen de le contacter personnellement et son anonymat ne me laisse donc pas d'autre endroit où lui répondre. je vous conseille quand même les deux ouvrages cités qui, chacun à leur manière et sur des tas de sujets, disent combien Sex is Politics)
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